Cliquez sur une des images pour les afficher en plus grands formats.
L'habillement
Photos d'habits bressans
L'habillement entraînait une dépense importante pour le budget du paysan. Si, pour la nourriture, il pouvait vivre en grande partie des produits de son exploitation, il devait par contre acheter la plupart de ses vêtements. Notons que jusqu'au début des années 1910, la culture du chanvre subsistait. On pouvait donc tisser les fibres et confectionner des draps et des vêtements de travail. Mais après la guerre de 14-18, cette culture n'a pas été reprise. Pour le travail, l'homme portait, en hiver un pantalon de velours, une ceinture de flanelle, une chemise de coton à grandes manches, un tricot de laine et un veston. Il se chaussait de sabots souvent garnis de tresses de paille et parfois de grosses chaussettes de laines noires. En été, il s'habillait d'un pantalon bleu de coton ou de coutil gris, d'une chemise à manches longues recouverte d'un veston. On portait également des sabots garnis de tresses de paille et sur la tête un chapeau de paille. Il faut noter que pour le curage des fossés, ils utilisaient des bottes à la place de leurs sabots (« bottes à sabot : boute à cabeu » voir ci-dessous). Elles étaient constituées par de gros sabots recouverts sur lesquels était clouée une tige de cuir qui montait jusqu'aux genoux. Pour les petites sorties (foires et marchés), les hommes portaient généralement un complet de velours grosses côtes et des brodequins. Cette tenue a remplacée la blouse en toile de chanvre bleue, « la roulièzhe » portée avant la guerre de 14-18. Enfin, pour les grandes cérémonies (fêtes ou cérémonies familiales), les hommes portaient un complet de laine noir uni ou rayé avec une veste, un gilet, pantalon, une chemise à col dur et une cravate. Ils se chaussaient de souliers montants fins avec des chaussettes de couleur. Les femmes, quant à elles portaient, pour le travail, en hiver, des robes et des jupes longues noires ou grises, un caraco de même couleur, un tablier bleu ou gris, des chaussettes noires, des sabots couverts et, sur la tête un fichu gris carré de tissu plié en diagonale, noué sous le menton, couvrant la tête et la nuque. Elles portaient, pour les petites sorties, une robe de couleur grise avec un caraco. Sur la tête la coiffe ou le fichu. Enfin, elles se chaussaient de souliers ou de sabots à coussins de couleur noire ou jaune foncé. Enfin, pour les grandes sorties, elles s'habillaient de vêtements plus raffinés ce qui occasionnait des dépenses lourdes : elles en prenaient le plus grand soin et essayaient de les garder le plus longtemps possible. Ces jours de fêtes à la campagne et dans les gros bourgs, les bressanes se paraient d'émaux, et arboraient leur chapeau à cheminée : un plateau de feutre noir surmonté d'une cheminée et recouverte de dentelles noires et plissées. Pour leur part, les enfants s'habillaient de robes, jusqu'à deux ans. Puis les garçons portaient une culotte courte, une chemise à manches longues, un tricot, une veste et des sabots couverts. Les filles, quant à elle, revêtaient une robe de couleur, veste et caraco, des sabots à coussins et de grandes chaussettes de laine. Remarquons que les femmes à cette époque, tricotaient beaucoup : chaussons, chaussettes, tricots... Elles prenaient donc grands soins de leurs vêtements et recousaient le linge usé, déchiré. Il faut savoir également que les vêtements se transmettaient de génération en génération : les enfants mettaient les habits des aînés et c'était donc toujours les mêmes qui avaient les vêtements neufs...
Copyright © 2007-2011 - Marc-Antoine GAVAND - tous droits réservés - Contact - Plan du site
Le bocage bressan
L'habillement
Le patois bressan
Les produits terroirs
L'Histoire de la Bresse
Folklore & traditions
L'habitat
Les Evénements de la vie