Le bocage bressan
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Le patois bressan
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L'Histoire de la Bresse
L'habitat
Contes de Jean MERLE, ancien instituteur Sous le pseudonyme de Piarrou des Beu (Pierre des Bois) -1936 - Le meurt ! 1 Bressans, yon des veutrou vin de mezi, Prosper Convar ye entero depi jeudi din lou cemetizou de Veria. 2 Tui leu Bressans lou couniaishivon, son niom éve mémou counieu bian ple loin que la Bresse. 3 Sé que, cheu Bressan, qu’amove greu son pete pa-yi, are voulu in consarvo le meude : amouisemint, 4 habe-illemin, shinsons. Pre sin l’ave organisa avoué d’autrou bon bressans, (me n’ami Léon Chanel, mon 5 quezin Porcherel pi bien d’autrou), n’a troupa de comédiens qu’on zouya pretou, a Boure pi à Paris, le 6 zébaudes de la Bresse. 7 S’on vous demindove : Teu que la fait pe la Bresse ? 8 Vous peute repondre : 9 L’a fait le z’ébaudes ! 10 Et seze preu ! Mais la fait mé que sin ! 11 La fait la « Vougua de Veria » que vous zè tui shinto. 12 L’ave rassimblo din sa maison tout ce qué yave de zintil dans neutra Bresse : de viele toute ple brave 13 le zene que le z’autre, de shapé d’houmou, de shapé de fene avouai de bale dentelles pi de 14 shin-ne d’eur, de roube, de couèfete couarte d’arzin pi d’eur. Leu ya tout bailla u musée de Boure u vous 15 pourè y vè. 16 On peut meto su sa tomba : Itie repeuse on païsan qu’a bien amo sa Bresse. Il est mort! 1 Bressans, un des vôtres vient de mourir, Prosper Convert est enterré depuis jeudi dans le cimetière de Viriat. 2 Tous les Bressans le connaissaient, son nom était même connu bien plus loin que la Bresse. 3 C’est que, ce Bressan, qui aimait beaucoup son petit pays, aurait voulu en conserver les modes: amusements, 4 habillements, chansons. Pour ça il avait organisé avec d’autres bons bressans, (mon ami Léon Chanel, mon 5 cousin Porcherel puis bien d’autres), une troupe de comédiens qui ont joué partout, à Bourg puis à Paris, les 6 ébaudes de la Bresse. 7 Si on vous demandait : Qu’est-ce qu’il a fait pour la Bresse ? 8 Vous pouvez répondre: 9 Il a fait les ébaudes ! 10 Ça serait assez ! Mais il a fait plus que ça ! 11 Il a fait la «Vogue de Viriat » que vous avez tous chanté. 12 Il avait rassemblé, dans sa maison, tout ce qu’il y avait de gentil dans notre Bresse : des vielles toutes plus jolies 13 les unes que les autres, des chapeaux d’hommes, des chapeaux de femmes avec de grandes dentelles puis des 14 chaînes d’or, des robes, des coiffettes couvertes d’argent puis d’or. Il y a tout donné au musée de Bourg où vous 15 pourrez y voir. 16 On peut mettre sur sa tombe : Ici repose un paysan qui a bien aimé sa Bresse.
"Ils y ont dit" : un jour en bresse...
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La langu e : le patois
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Le mot patois apparaît pour la première fois au XIIIème siècle pour désigner une langue, non humaine, mais les gazouillis des oiseaux. Transféré au sens de langue campagnarde, il est aujourd'hui considéré comme un charabia informe. Erreur! Le patois est une langue bien structurée avec sa prononciation, son lexique et sa grammaire. Tout comme pour l'habitat la Bresse du Sud, c'est-à-dire Savoyarde, se situe au Nord de la zone méridionale (langue d'oc) dans une région assez large ou ont fleuri les parlers franco-provençaux. Déjà la Bresse Bourguignonne possède un vocabulaire différent. Les dialectes ont éclaté en de nombreux groupes et sous groupes, ces patois locaux qui rendent parfois la compréhension délicate entre habitants de hameaux ou de villages peu éloignés, cependant la Bresse a constitué un îlot linguistique assez original. Après sa longue élaboration après l'époque médiévale, la langue bressane se fixe tout comme le français à partir du XVIème siècle : toutes les couches sociales jusqu'au même siècle parlent le bressan. La littérature populaire (orale à l'origine) composée de contes et surtout de chansons fut renforcée par la production de certaines œuvres écrites en dialecte bressan qui permis de léguer avec précision les éléments d'une langue authentique. La langue populaire aime à s'exprimer plus par des images saisissantes, sobres qu'à l'aide d'une grammaire qu'elle n'ignore cependant pas. Les dictons et les proverbes recèlent de trésors de finesse, de malices que la langue officielle rend avec peine. « E vô myo ava on pete vè cha Won gré vè léj'ôtrou » Il vaut mieux être logé petitement chez soi que grandement chez les autres « E vô myo fôzhe évya ke pedya » Il vaut mieux faire envie que pitié
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